Macron lance un appel à « consommer français »

Macron (ici le 22 avril 2020) lance un appel à « consommer français »
STEPHANE MAHE / AFP Macron (ici le 22 avril 2020) lance un appel à « consommer français »

STEPHANE MAHE / AFP

Macron (ici le 22 avril 2020) lance un appel à « consommer français »

POLITIQUE - Pour ne « pas se réveiller avec la gueule de bois », achetez français. Emmanuel Macron a appelé vendredi 9 septembre à « consommer » des produits locaux, issus des fermes du pays afin de préserver notre « souveraineté agricole et alimentaire ». C’est « la mère des batailles », selon lui, dans le contexte de la guerre en Ukraine et des crises climatique ou énergétique.

« Nous traversons une période très particulière, grave, difficile, qui suppose la mobilisation de tous », a ainsi estimé le chef de l’État dans un discours aux Terres de Jim, le rendez-vous annuel des jeunes agriculteurs, qui se tient en ce deuxième week-end de septembre à Outarville, dans la Beauce.

« Cette souveraineté agricole et alimentaire » est « absolument indispensable (...) c’est la mère des batailles » et « on a besoin de tous nos compatriotes pour qu’ils comprennent qu’acheter français, consommer français, aimer notre agriculture, c’est la clé pour garder cette souveraineté et ne pas se réveiller demain avec la gueule de bois », a-t-il ajouté en concluant son discours de quarante-cinq minutes, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

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Après avoir rappelé les différentes mesures d’urgence prises par le gouvernement pour soutenir les filières agricoles ces derniers mois, il a insisté sur la nécessité de « sortir de la dépendance » aux engrais et intrants de Russie et de Bélarus, et de faire face à la hausse des prix de l’énergie, « qui est une arme de guerre » pour Moscou.

Consultations, renouvellement, incubation…

Accompagné du ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, le chef de l’État a axé cette année sa visite à Terres de Jim sur le dossier sensible du renouvellement des générations en agriculture, alors que quelque 100 000 fermes devraient changer d’exploitants d’ici 2030.

Il a proposé que des consultations se tiennent dans les six prochains mois en vue de la mise en œuvre d’« un pacte de renouvellement et d’avenir pour l’agriculture », qui passera notamment par une « loi d’orientation et d’avenir agricole en 2023 », qui doit elle-même fixer un cap pour 2030.

Il s’agira d’un temps d’échanges « sur les sujets d’orientation, de formation, de transmission et de transition » entre le ministère de l’Agriculture, les professionnels, les régions… Qui va permettre de fixer les paramètres de la loi.

Emmanuel Macron a indiqué qu’un « réseau d’incubateurs d’entrepreneurs d’entreprises agricoles innovantes » sera mis en place, que 20 millions d’euros seront investis pour l’enseignement agricole dans le cadre du fond compétence de France 2 030. Il a en outre annoncé qu’un « fonds entrepreneurs du vivant » sera « doté de 400 millions d’euros » pour aider « les jeunes à s’installer, à lisser la charge pendant plusieurs années et à mener les transformations indispensables » pour s’adapter à la transition écologique.

Pour lui, la préservation des terres agricoles est liée à la transition agroécologique avec à la clé, dans certains cas, un changement de cultures, une adaptation au climat, et le développement du ’carbone farming’, c’est-à-dire développer massivement la séquestration du carbone dans les sols agricoles.

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