Madagascar, à la rencontre des derniers peuples indigènes

Terre sauvage et de contrastes, l’immense île de l’océan indien se distingue par la rudesse de ses paysages et la beauté de ses côtes. Au sud, ses territoires désertiques accueillent les derniers membres d’ethnies malgaches. Et une faune exceptionnelle.

l’on reconnait facilement son bord de mer de dentelle turquoise parmi les plus beaux littoraux du monde, on connait moins le sud de Madagascar fait de territoires plus pauvres, inconnus du tourisme international, mais dont les paysages semblent restés intactes. Accessible grâce à un vol local de deux heures depuis Antananarivo, Tulear est un point de départ parfait pour découvrir l’âpreté des terres méridionales. En remontant vers le nord le long du parc national de l’Isalo par la Nationale 7, on part à l’aventure sur des terres sauvages parsemées de petits villages oubliés et de baobabs millénaires.

 

A l’intérieur des terres, la savane retrouvée

Des massifs rouges ciselés par le vent se dressent au milieu de la brousse comme des géants de pierre. La terre ocre balayée sur les cahutes de torchis habille cette savane aride, que l’on pensait réservée au continent africain, tout proche. Pas de cultures massives, pas d’élevage intensif mais des puits de fortune de minéraux rares, dont le saphir fait la renommée internationale. Quand on approche la lisière du parc au crépuscule, l’armée de massifs rocheux s’accroit et les derniers rayons du soleil traversent la fenêtre de l’Isalo, un trou formé dans la roche, qu’on dirait inventé pour les photographes amateurs de jeux de lumière.


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