Madrid ou le “paradis” des écoles privées

CARLOS ALVAREZ / Getty Images via AFP

Madrid est le “paradis” de l’enseignement privé. Durant l’année scolaire 2020-21, les établissements privés de cette région autonome du centre de l’Espagne accueillaient 16 % du total des enfants scolarisés dans la région, à en croire le quotidien espagnol El País. À ce jour, seulement 55 % des élèves de la région madrilène sont inscrits dans le public, contre 67 % dans toute l’Espagne et 81 % dans l’Union européenne. Les 29 % d’enfants madrilènes restants étudient dans des établissements concertados – autrement dit : privés, mais financés par l’État.

Les chiffres sont plus frappants au sein de la capitale elle-même, où “seuls 40 % des élèves de la ville fréquentent des écoles publiques”, assure le journal. C’est un peu moins qu’à Barcelone, où 46 % des jeunes catalans allaient dans le public en 2021-2022.

Dans la ville de Madrid, “l’écart entre l’enseignement privé et l’enseignement public se calque sur les frontières de revenus et d’espérance de vie qui divisent la capitale en deux”, analyse El País. Au nord, dans les quartiers réputés les plus riches, il y a plus d’élèves dans le privé et davantage d’établissements privés. Au sud, plus pauvre, c’est le contraire.

Une bourse pour étudier dans le privé

Pour le quotidien de centre gauche, ces données sont “le produit de vingt-sept années consécutives de gouvernements conservateurs dans la région”. Le Parti populaire (PP, droite traditionnelle) dirige la région de Madrid depuis 1995. La privatisation de l’enseignement s’y est accélérée au début des années 2010, lorsque l’exécutif régional a permis aux élèves de choisir leur établissement scolaire (privé, concertado ou public), où qu’ils se trouvent dans la région.

Certes, aujourd’hui, “le gouvernement régional se félicite que 93 % des familles inscrivent leurs enfants à l’école de leur choix”, poursuit El País.Cependant, à Madrid, il y a aussi des parents qui se plaignent car ils voudraient que leurs enfants étudient à l’école publique, mais ce n’est pas possible” faute de place disponible.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :