Maladie de Kawasaki : quelle est cette pathologie qui touche les jeunes enfants ?

Plus fréquente au Japon qu'en Europe ou Amérique, la maladie de Kawasaki est une inflammation des vaisseaux sanguins. Cette dernière touche particulièrement les enfants de moins de cinq ans. Sans traitement adéquat, cette pathologie peut se compliquer en anévrisme coronaire dans 25 à 30% des cas. Elle est la cause la plus fréquente des cardiopathies acquises chez les enfants.

Maladie de Kawasaki : quels sont les symptômes ?

Cette maladie se caractérise par une forte fièvre qui dure pendant une à deux semaines. Les traitements antibiotiques ou antipyrétiques ne fonctionnent pas pour faire baisser la température de l’enfant malade.

Pour confirmer le diagnostic de la maladie de Kawasaki, il faut de la fièvre et en plus quatre à cinq des critères suivants :

une conjonctivite bilatérale des éruptions cutanées des adénopathies cervicales (ganglions au niveau du cou)des atteintes oropharyngées : un érythème (lésion dermatologique) des lèvres, une sécheresse, des fissures et parfois des saignements. La langue du jeune patient est framboisée avec des papilles saillantes et un énanthème. des atteintes des pieds et des mains : érythème palmo-plantaire avec des risques de développer des oedèmes dans le dos, sur les mains et les pieds.

D’autres symptômes peuvent également se déclarer avec la maladie de Kawasaki comme des douleurs articulaires ou abdominales, des diarrhées, des nausées voire des vomissements.

Quelle est la cause de la maladie de Kawasaki ?

Pour le moment, on ne connaît pas encore la source de la maladie de Kawasaki. Cependant, quelques hypothèses ont été émises sur son origine. Cette maladie pourrait être due à une infection ou à une réaction immunologique anormale chez un enfant génétiquement prédisposé.

Trois phases cliniques de la maladie sont distinguables :

la phase aiguë : elle dure une à deux semaines avec les cinq critères classiques et de la fièvre. la phase subaiguë : le malade a de la fièvre et les éruptions cutanées plus les adénopathies cervicales disparaissent,

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