Maladies cardiovasculaires : les femmes sont-elles vraiment bien suivies ?

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Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès des femmes en France, devant les cancers. Pourtant, on continue — à tort — de considérer que la santé du cœur concerne davantage les hommes. Résultat, les femmes sont moins bien soignées. Heureusement leur prise en charge s'améliore...

Ceux de l’infarctus par exemple, peuvent être inhabituels (étourdissement, sueurs froides, nausées, fatigabilité à l’effort…), et ils ne ressemblent pas toujours à ceux attendus (douleur thoracique en étau, essoufflement). Par ailleurs, "nous gardons l’idée que ce sont seulement des hommes, âgés et en surpoids, qui souffrent de maladies cardiovasculaires", constate le Pr Claire Mounier-Véhier, chef de service à l’Institut Cœur Poumon du CHU de Lille, et cofondatrice d’Agir pour le cœur des femmes. "Et les femmes ont tendance à faire de l’évitement, n’acceptent pas d’être malades", poursuit-elle. Tout cela entraîne un retard à consulter, ou à appeler les secours en cas d’urgence.

Le tabagisme et le diabète par exemple, deux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires (MCV), ont un impact plus important chez elles que chez leurs congénères masculins. Les plaques de cholestérol diffèrent selon le sexe ; les artères et leurs lésions aussi, ce qui ne facilite pas le diagnostic. Ou encore, "le cœur des femmes est plus sensible à la chimiothérapie et la radiothérapie, et elles devraient être mieux suivies au niveau cardiovasculaire après traitement d’un cancer… ce qui n’est pas encore (...)

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