Manifestations en Birmanie : Mya, 20 ans, tombée sous les balles d’un officier

ELLE avec AFP
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Alors qu’elle protestait dans la rue contre le coup d’état de la junte militaire, la jeune épicière a pris une balle en pleine tête. Elle vient de décéder à l’hôpital, après dix jours de coma.  

C’est la première victime de la répression militaire en Birmanie. Mya Thwate Thwate Khaing, 20 ans, est décédée ce vendredi des suites de sa blessure après avoir reçu une balle dans la tête lors d'une manifestation contre le putsch. L’armée birmane a en effet pris le pouvoir le 1er février, arrêtant la cheffe du gouvernement civil Aung San Suu Kyi. Depuis, des centaines de manifestants défilent partout en Birmanie. 

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L'hôpital où la jeune femme avait été admise a confirmé qu'elle était décédée peu avant midi ce vendredi, après dix jours passés en soins intensifs. « Nous avons le cœur brisé et ne pouvons plus en parler maintenant », a déclaré son frère à l'AFP, ajoutant qu'un service funéraire aurait lieu dimanche. 

Le True News Information Unit, publication de l’armée birmane, a affirmé que les forces de sécurité n’étaient équipées que d'armes non létales le jour où Mya a été atteinte d'une balle à la tête. Mais les images diffusées, notamment par l'AFP, « contredisent ces affirmations », a assuré vendredi l'ONG Amnesty International dans un communiqué, estimant que « la police de Naypyidaw a du sang sur les mains.» « L'officier qui a appuyé sur la gâchette doit être identifié, arrêté et poursuivi », a-t-elle ajouté. Pour l’heure, son identité reste inconnue.  

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