Manque d’encadrement, promesses non tenues... Les applications de santé dans la tourmente

© Artur Debat / Getty Images

Suivre sa glycémie, sa fréquence cardiaque ou encore son sommeil en quelques minutes et depuis son smartphone : c'est la promesse attirante, mais souvent pas ou mal tenue, d'un nombre grandissant d'applications de santé.

Ces dernières années, le marché des applications de santé a explosé dans le monde pour atteindre plusieurs centaines de milliers d'applications à caractère médical. Derrière ces chiffres, une grande variété de dispositifs plus ou moins élaborés : du suivi de maladies chroniques à l'anticipation de rechutes éventuelles de cancer, ou encore à la prise de variables médicales, à l'aide ou non d'objets connectés.

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Il existe ainsi « un tas d'applications qui proposent de suivre la fréquence cardiaque » grâce à un smartphone, indique Nicolas Pagès, anesthésiste réanimateur et fondateur de Statelia, plateforme remboursée par l'Assurance maladie française, qui propose un suivi aux patients insuffisants cardiaques. « Il suffit de mettre son doigt sur l'appareil photo du téléphone et cela détecte les pulsations à partir de la variation des couleurs », explique-t-il à l'AFP.

Des applications « complètement bidon »

Si cette technologie « marche très bien », difficile de savoir s'il en est de même pour d'autres applications, insiste-t-il. « Il y en a qui sont totalement farfelues » et « ce qui est difficile, c'est de s'y retrouver, de différencier les applications sérieuses de celles qui ne le sont pas ». Car les belles promesses sont souvent bâties sur du vent, alerte-t-il. La grande majorité des applications téléchargeables par le...

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