Le manque de sommeil impacte la santé mentale des enfants

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De 9 à 12 heures de sommeil. C’est ce que les spécialistes recommandent généralement pour les enfants de 6 à 12 ans. Une étude vient confirmer l’importance de la quantité de sommeil chez les enfants : moins de 7 heures de sommeil par nuit, et c’est leur santé mentale qui en pâtit.

Dépression, anxiété, comportements impulsifs… Voilà les risques auxquels s’exposeraient les enfants qui ne dorment pas assez. C’est le résultat d’une vaste étude publiée dans le journal Nature et réalisée grâce à une base de données comprenant les profils de 11 000 enfants britanniques âgés de 9 à 11 ans. Selon les chercheurs de l’université de Warwick, ceux qui dorment moins de 7 heures par nuit sont 53% plus susceptibles de développer des problèmes de comportement par rapport à ceux dormant entre 9 et 11 heures.

Des problèmes qui durent dans le temps : « l’analyse des données longitudinales a montré que les troubles psychiatriques, en particulier les problèmes dépressifs, étaient significativement associés à une courte durée de sommeil 1 an plus tard », précisent les chercheurs.

Mauvaises performances cognitives

Les auteurs de l’étude ont également mesuré les performances cognitives de ces enfants. Résultat : « le score cognitif total était 7,8% plus bas en moyenne » pour les enfants dormant moins de 7 heures par nuit, par rapport à ceux qui dormaient assez. La raison est simple : le sommeil soutient la réorganisation des circuits cérébraux, ce qui le rend particulièrement important pour les enfants dont le cerveau se développe et se réorganise rapidement.

C’est également ce qu’avaient constaté des chercheurs de l’Inserm, en 2017, établissant un lien entre une trop faible quantité de sommeil et de mauvaises performances scolaires. L’étude, qui avait mesuré la baisse de volume de matière grise dans plusieurs régions cérébrales en cas de quantité insuffisante de sommeil, est confirmée par les derniers travaux des chercheurs britanniques. Comme beaucoup d’autres avant eux, ces derniers pointent notamment l’utilisation des écrans (et des réseaux sociaux, pour les ados) comme responsable d’un manque de sommeil.