"Le Mans 66" - James Mangold : "le sport automobile a perdu son romantisme"

Le réalisateur américain signe la fresque automobile la plus attendue de l’année, un chef-d’oeuvre sur quatre roues en salle actuellement.

Paris Match. Comment s’est fait le choix des acteurs ?
James Mangold.Christian (Bale) et Matt (Damon) sont les deux premières personnes auxquelles j’ai pensé. Comme Ken Miles, Christian est un idéaliste, un type plein de joie, qui n’aime ni l’autorité ni la culture d’entreprise. C’est une anti-star… et il est britannique. A l’image de Carroll Shelby, Matt, lui, sait tout faire. C’est un homme aux talents multiples… et il est américain. L’idée de faire un film avec deux mecs avec qui vous aimez prendre une bière m’a tout de suite plu.

Ford et Ferrari ont-ils réagi au film ?
Je n’ai pas eu de contact avec Ferrari. Les dirigeants de Ford l’ont vu. Je sais qu’ils l’ont aimé. Mais les responsables du marketing n’apprécient pas qu’on montre les failles d’une entreprise. Après, tout le monde sait que Ford et Ferrari ont des valeurs et des défauts. Entre une marque du peuple et une marque de l’aristocratie, l’opposition revêt un sel particulier, car chacune envie l’autre quelque part.

Une trentaine de voitures ont été utilisées pour le tournage.

Une trentaine de voitures ont été utilisées pour le tournage. © DR

Quelle est votre scène préférée ?
Peut-être celle où Carroll Shelby (Matt Damon) embarque Henry Ford II (Tracy Letts) pour un run en Ford GT. J’ai insisté pour que Matt y aille à fond et fasse glisser la voiture. Tracy était vraiment flippé ! Tous ces hommes(...)


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