Manterrupting : les économistes en sont (aussi) victimes

Lydia Menez
·1 min de lecture

Selon une étude, les femmes économistes se font plus couper la parole que leurs homologues masculins, et on leur pose d’autant plus de questions « hostiles ».

C’est une nouvelle qui étonne à moitié. Une étude récente de l’Université de Stanford, menée par une centaine de chercheurs, s’appuie sur de l’analyse de données pour mettre en évidence des faits de société. Après avoir participé à près de 463 séminaires et rencontres professionnelles, leur constat est sans appel : les femmes se font bien plus souvent interrompre que les hommes. Ce phénomène se nomme le « manterrupting », contraction anglophone de « man » (homme) et « interrupting » (interrompre). Cette tendance qu’ont les hommes à couper la parole des femmes, récurrente sur les plateaux de télévision, semble légion lors de séminaires économiques.

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Plus de questions « hostiles » et « dégradantes »

Outre les interruptions intempestives, les femmes sont sujettes à plus de questions que les hommes : en moyenne 3,6 de plus lors d’un séminaire, et 6,2 de lors des « jobs talks » (présentation des recherches académiques devant de potentiels employeurs universitaires). Ces questions sont en général des suggestions, des demandes de clarification, mais peuvent être aussi dégradantes et hostiles. Les femmes ont 10% de questions « quelques peu injustes » contre 5% pour les hommes, soit moitié moins.

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Si ces chiffres sont inquiétants, c’est parce que le secteur de...

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