Le marasme de l'hôtellerie

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Malgré les aides publiques, les professionnels, confrontés à une chute sans précédent de l’activité, redoutent faillites et licenciements.

Dans les grands hôtels, les annonces de licenciements se succèdent. Au Martinez à Cannes, au Hyatt Louvre, au Méridien Etoile, au Westin Paris Vendôme, au Marriott Rive Gauche à Paris... Des dizaines, des centaines d’emplois sont supprimés. Parfois, l’établissement ferme définitivement ses portes, comme le W Opéra, un 5-étoiles du groupe Marriott. Tous subissent la crise sanitaire, qui a fait déserter les clients d’affaires et les vacanciers étrangers. Les recettes du tourisme international ont fondu de moitié en 2020 par rapport à 2019 et totalisent 28,6 milliards d’euros, selon Atout France. La bonne saison estivale a permis de limiter la casse sur les littoraux, mais pas en Ile-de-France, où les chutes sont les plus marquées. En janvier, Paris n’affichait un taux d’occupation que de 13,5% et une dégringolade de 88% du revenu par chambre, selon les données préliminaires de MKG. Partout, bien que les hôtels ne soient pas fermés administrativement, l’année s’est conclue par une dégradation.

Ces licenciements ne se limiteront peut-être pas aux grands hôtels. Jean-Bernard Falco, président de Centaurus, estime : «C’est annonciateur d’un mouvement plus général. Ces groupes anticipent, car ils voient notamment que rien n’évolue quant à la reprise des remboursements de prêts bancaires historiques le 31 mars, après un an de suspension.» Son groupe, dont 5 hôtels sont ouverts sur 32, n’a réalisé en 2020 que 25 millions d’euros de chiffre d’affaires, après 100 millions en 2019. Il a calculé : «Je perds chaque mois 1,5 million d’euros en cash, j’en gagnais 3,5 millions avant. J’ai déjà dépensé le prêt garanti par l’Etat, soit 32,5 millions d’euros, et j’ai mis 1075 des salariés au chômage partiel. Malgré le remboursement par(...)


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