Marche #NousToutes : pourquoi la mobilisation s’annonce incroyable

Emilie Poyard

En 2018, la première marche #NousToutes avait réuni 60 000 personnes. Cette année, la mobilisation s’annonce déjà massive. Parce que les féminicides augmentent, parce que les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles - qui ne veulent plus se taire depuis longtemps déjà -souhaitent désormais être entendues. Le ras le bol enfle et pour de nombreuses Françaises, marcher le 23 novembre c’est agir.

En première ligne marcheront des mères, des pères, des sœurs ou des filles qui ont perdu celles qu’ils aimaient. Et qui souhaitent que plus jamais aucune famille ne vive ce terrible chagrin. Depuis le début de l’année, 136 femmes sont décédées en France, tuées par leur compagnon ou leur ex. Leurs proches - regroupés dans l’Union des familles des victimes de féminicides - seront en tête du cortège samedi 23 novembre à Paris. Juste derrière, les personnalités qui soutiennent le mouvement #NousToutes. Il y a un mois, elles étaient 150 à appeler « toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec les violences sexistes et sexuelles et avec les féminicides » à les rejoindre samedi dans la rue. Virginie Efira, Emilie Dequenne, Julie Gayet, Mélanie Thierry, Josiane Balasko, Agnès Jaoui, Aure Atika, Camille Cottin ou encore Eva Darlan côté actrices, mais aussi des chanteuses telles qu’Imany, Sylvie Hoarau du duo Brigitte, Inna Modja, Jeanne Cherhal ou Yael Naim seront au rendez-vous.

« On assiste aux dysfonctionnements de la police depuis des mois »

C’est samedi 23 novembre à 14h que la marche débutera place de l’Opéra à Paris, passera par place de la République, avant de prendre fin à Nation avec un concert, « quelque chose de festif ». « On veut en finir avec les violences sexistes et sexuelles mais dire aussi qu’il y a de l’espoir », soulignait Caroline de Haas lors d’une conférence de presse lundi dernier. « Le...

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