Marie-France Garaud, la « spin doctor » des 70s

Ava Djamshidi
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Marie-France Garaud a régné sur les coulisses du pouvoir dans les années 1970. Pour la première fois, un récit immortalise le parcours de cette « spin doctor » au féminin. 

Ses formules, taillées dans un bloc de cruauté jubilatoire, sont restées célèbres. « Je croyais que Chirac était du marbre dont on fait les statues, disait Marie-France Garaud. En réalité, il est de la faïence dont on fait les bidets. » Ainsi parlait la première femme à occuper le rôle d'éminence grise à l'ombre d'un président de la Ve République. Journaliste au « Monde », Olivier Faye est, lui, le premier à consacrer un ouvrage à cette conseillère. Cette enquête est une immersion captivante dans la politique des années 1970, où la gente féminine est quasi absente. Mais les histoires de genre n'intéressent pas la protagoniste de ce récit. « Ce qui compte, c'est de savoir si on a une capacité de décision. Sinon, on va se promener au jardin du Luxembourg », a-t-elle confié à l'auteur. Piquante, toujours.              

Au fil des pages s'esquisse l'ascension bondissante de la Poitevine – jeune avocate – à Paris, ses premiers pas comme attachée parlementaire où son sens politique irradie jusqu'à la mener à l'Élysée. Elle y exerce son influence dans le sillage de Georges Pompidou. À l'époque, au palais présidentiel, les femmes occupent les bureaux d'assistantes. La « Machiavel en jupon », comme la surnomment ses détracteurs, prend un malin plaisir, sac Chanel à la main, à signaler sa présence dans le cœur battant du pouvoir, à des hommes jamais avares de commentaires machistes, mais résolument marqués par son...

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