Marie Laforêt : sa fille Lisa Azuelos dévoile la drôle de blague de sa mère juste avant sa mort

Elles ont fait le choix de répondre à deux, comme deux soeurs inséparables dont le lien se renforce davantage après un événement tragique. Dans une interview croisée sobrement intitulée Marie Laforêt par ses filles et accordée au magazine ELLE (en kiosque vendredi 15 novembre) Lisa Azuelos et Debora Kahn-Sriber s’expriment pour la première fois depuis la mort de leur mère Marie Laforêt, le 2 novembre 2019. L’occasion de rendre un bel et tendre hommage à la chanteuse, l’actrice mais aussi et surtout à la mère qu’elle était pour elles. “Je pense que sa singularité, son franc-parler l’ont toujours rendue attachante aux yeux des gens”, commence l’éditrice Debora Kahn-Sriber, visiblement touchée par les nombreux hommages des Français. Et Lisa Azuelos d’ajouter : “Je suis contente qu’on parle ‘bien’ d’elle. Elle n’était pas la fille aux yeux d’or, elle était brillante et je suis reconnaissante aux journalistes qui l’ont compris.”

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Selon Lisa Azuelos, sa mère Marie Laforêt n’a toutefois pas toujours été acceptée à sa juste valeur. “Le problème d’artiste de maman, à mon avis, c’est qu’elle avait l’intelligence de Sartre, Malraux, Marguerite Yourcenar et Marie Curie réunis et n’a pas été reconnue pour ses dons hors du commun”, explique-t-elle ainsi. “Elle s’y connaissait autant en archéologie, philosophie, littérature, théologie qu’un expert et on la traitait, époque oblige, comme une godiche. Dans un milieu et une époque machos, l’intelligence des filles était niée. Sa carrière a longtemps été l’exploitation pure d’une beauté qu’on voulait creuse. Tous les tubes qu’elle a accepté de faire, c’était pour gagner sa vie, notre vie, car elle a élevé ses trois enfants [Lisa Azuelos, Debora Kahn-Sriber et Jean-Mehdi-Abraham, ndlr.] seule ou à peu près.”

Qu’a transmis Marie Laforêt à ses deux filles ? “Surtout, le sens de l’indépendance”, répond Debora Kahn-Sriber.

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