Marie Tabarly : « Il y a urgence à agir »

Clara Géliot

A 35 ans, la fille d’Eric Tabarly tient la barre d’Elemen’Terre, un projet d’action écologique et sociale autour du monde à bord du célèbre « Pen-Duick ». Cette jeune femme intelligente et franche force l’admiration.

Comment est né le projet Elemen’Terre ?
Marie Tabarly - Après avoir consacré une partie de ma vie aux chevaux et voyagé pour me former au métier de comportementaliste équin, j’ai eu le sentiment d’arriver à un carrefour. Je voulais encore bouger et apprendre. Par ailleurs, Pen-Duick VI m’appelait de plus en plus : j’ai compris que les sorties en Bretagne ne lui suffisaient plus, sa quille le démangeait ! Et puis je ressentais une urgence à agir pour l’environnement. Après avoir œuvré à réharmoniser les couples cavaliers-chevaux, j’ai voulu chercher un moyen pour que, dans ce monde ultra-connecté, nous soyons capables de nous reconnecter les uns aux autres et à ce qui nous entoure. La navigation est idéale pour ça parce qu’elle permet d’aller au contact des gens et de la nature, et la parole se libère facilement sur un bateau.

En quoi la présence d’ambassadeurs sur le bateau est-elle un atout ?
Marie Tabarly - Pour mettre en lumière différentes idées, le meilleur moyen reste de mettre en relation les personnes qui les portent. Il ne s’agit pas de révolutionner le monde, mais d’ouvrir l’éventail de connaissances en mêlant des gens d’univers différents: sportifs, artistes, politiciens, chefs d’entreprise, philosophes ou scientifiques. Je les choisis pour ce qu’ils peuvent nous apprendre, mais aussi parce que j’ai envie de voyager avec eux. C’est important, car il n’y a pas de cabine sur Pen-D...Lire la suite sur Femina.fr

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