Marine Serre : la Nostradamus de la mode

Matthieu Bobard Deliere

C’est elle qui a lancé cette Fashion Week parisienne. Marine Serre nous a embarqués, hier, dans une ambiance dark et envoûtante dont elle seule a le secret. Bien plus qu’une simple collection automne-hiver…

La semaine de la mode a pris ses quartiers dans la capitale de l’élégance. Sur fond de tempête et de coronavirus mystifié voire même fashionisé, Paris est prêt à déployer toutes ses tendances. Depuis lundi, tous les créateurs s’emboîtent le pas et lèvent le voile sur ce que portera la femme à l’automne-hiver 2020/2021. Une femme qui inspire, parfois approximativement, chaque saison les directeurs artistiques. Mais le regard que porte Marine Serre sur l’apparat est différent. Non-genré. A contre-courant. Nécessaire.

C’est donc avec une odeur de papier d’Arménie que Paris s’est réveillé, ce mardi 25 février. Fragrance venue tout droit de l’invitation de la créatrice de 28 ans. Cette dernière a convié tous les protagonistes de la mode au 104 : une usine désaffectée reconvertie en énorme squat artistique et perdue au beau milieu du 19ème arrondissement. On est loin des moulures des hôtels particuliers Haussmannien. Le ton est donné. 

Néons rouges toxiques, miroirs trompeurs (l’auteur de ces lignes a littéralement failli se fracturer le nez), assises au sol recouvertes de tapis orientaux. L’artiste sait nous mettre dans l’ambiance. On en frétille d’excitation. Baptisé « Mind Mélange Motor », le show s’annonce unique. Comme suspendu dans un univers parallèle. 

La musique commence. Des sonorités brutales, syncopées et pourtant entraînantes résonnent. Les premières silhouettes arrivent. Du pied-de-poule. Des...

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