Marlène Schiappa et son père, l'historien Jean-Marc Schiappa, en désaccord sur la laïcité

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Dans la famille Schiappa, je demande le père. Moins connu du grand public que sa fille Marlène Schiappa, Jean-Marc Schiappa est un historien, président de l’Institut de recherches et d’études de la libre pensée (Irelp). Ancien syndicaliste à Force Ouvrière, spécialiste du révolutionnaire Gracchus Babeuf, il a signé, en juin dernier, une tribune parue dans Le Monde, avec une dizaine de personnalités pour annoncer la création de la "Vigie de la laïcité, un organisme indépendant et citoyen".

Car voilà bien l'origine du dernier désaccord familial. Il y en eut d'autres. Le 4 juin dernier, le gouvernement a remplacé l'Observatoire de la laïcité, instance indépendante, par un Comité interministériel de la laïcité placé sous l'autorité du Premier ministre avec un secrétariat général dépendant du ministère de l'Intérieur. Présidé depuis 2013 par Jean-Louis Bianco, l'Observatoire, était accusé d'être trop "mou" dans la défense de la laïcité, notamment par Marlène Schiappa ou Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale.

S'associant à une structure dissidente, Jean-Marc Schiappa entend se démarquer de sa fille unique. "Je suis partisan de la liberté, et de la liberté pour tout le monde, même, et, d’un certain point de vue, surtout pour celui ou celle qui ne pense pas comme moi (…). Dans le climat maccarthyste actuel, il faut prendre ses responsabilités. Regarder ailleurs, c’est être complice. J’ai donc signé cette tribune", écrivait-il sur son blog. Chacun son instance, donc. (...)

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