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En Martinique, la montagne Pelée et des pitons du nord inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco

La montagne Pelée et les sommets du nord de la Martinique, l’un des territoires français d’outre-mer, ont été inscrits ce samedi 16 septembre au patrimoine mondial de l’Unesco.
PASCAL PAVANI / AFP

UNESCO - Le patrimoine naturel martiniquais mis à l’honneur. Les volcans et forêts de la montagne Pelée et les pitons du nord de la Martinique, ont été inscrits ce samedi 16 septembre au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette annonce a été faite lors de la 45e session du comité du patrimoine mondial, à Ryad, en Arabie saoudite.

La montagne Pelée et les pitons du nord, un ensemble montagneux d’origine volcanique, recouvrent 13 980 hectares de la superficie de l’île située au cœur de l’archipel des Caraïbes, soit 12 % du territoire martiniquais.

Avec cette inscription, la Martinique acquiert son troisième label Unesco en deux ans, après celui de réserve de biosphère et celui décerné pour « les bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine immatériel » concernant la yole ronde, une embarcation traditionnelle.

Un « signal fort » pour la biodiversité

« C’est un moment historique pour la Martinique, mais au-delà, pour la Caraïbe et le monde entier », s’est réjoui le président du conseil exécutif de Martinique, Serge Letchimy, qui voit dans cette inscription sur la liste du patrimoine mondial « un outil puissant et précieux de conservation » et « l’expression d’une identité écologique ».

Cette décision « est une reconnaissance de la valeur universelle du patrimoine naturel martiniquais, qui se distingue par sa géologie et sa biodiversité exceptionnelles » et constitue « un signal fort en faveur de la préservation de la biodiversité », s’est pour sa part félicité le ministère des Affaires étrangères.

Selon le parc naturel de la Martinique, l’inscription au patrimoine mondial « pourrait augmenter le nombre de visiteurs de 30 à 40 % » sur l’île.

L’éruption de la montagne Pelée, le 8 mai 1902, avait provoqué la mort de près de 28 000 personnes. Cent-vingt-et-un an après son explosion, le volcan, toujours actif, reste sous surveillance permanente.

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