Le masque chirurgical est-il l'objet de l’année 2020 ?

Alice Pfeiffer
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AFP
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Si les masques chirurgicaux sont monnaie courante dans d'autres pays, ils constituent une véritable nouveauté en France depuis la pandémie de Covid-19. Et ils remettent en perspective nombre d'enjeux autour de l'identité, de l'intimité, de la sociabilité ou encore du contrôle des foules. Les Inrockuptibles ont interrogé Alice Litscher, professeure référente de la Majeure Image du Master of Arts in Fashion Design de l’Institut Français de la Mode, au sujet de cet objet tristement symbolique de l’année 2020, et de l’impact qu’il a sur nous.

Quelle est l’origine des masques en Europe ?

Alice Litscher - Avant que la norme actuelle ne devienne le masque de protection chirurgicale, le masque n'était qu'un déguisement qui couvrait la partie supérieure du visage, contrairement aux chirurgicaux actulels qui couvrent la partie inférieure.

Ce que les deux ont en commun est le fait qu’ils couvrent le nez. Au XVIIe siècle, à défaut de posséder des papiers d’identité, l’accoutrement révélait notre place sociale. Alors, si l’on était pris à porter des vêtements qui n’étaient pas ceux de notre appartenance sociale, on était condamné pour usurpation d’identité. Une punition fréquente était alors de couper le nez de la personne, de la défigurer - très littéralement.

En France, comme en Europe, le port du masque reste quelque chose de très neuf, personne n’était préparé à cette pandémie. En Chine, en Coré

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