Masques : le test de la flamme permet-il vraiment de tester leur efficacité ?

Vous êtes probablement tombé sur cette astuce étonnante sur les réseaux sociaux : le test de la flamme. L’objectif affiché ? Evaluer l’efficacité des masques. L’idée est donc de porter ce dispositif de protection, avant de souffler sur une bougie : si elle restée allumée, cela signifie que le masque est sûr et si elle s’éteint, qu’il ne l’est pas. Mais ce test fait-maison est-il fiable ?

Efficacité des masques : le test de la flamme n'est pas fiable

La réponse ne laisse pas de place au doute : ce test "ne donne aucune indication sur l’efficacité de filtration du masque" , peut-on lire sur le site de l’Afnor, qui s’occupe des normes des masques de protection et édicte les règles à suivre pour ceux fabriqués à la maison.

Et pour cause : ce n’est pas parce qu’un masque de protection laisse passer l’air expiré qu’il est inefficace. "N’oubliez pas qu’un masque barrière n’a pas vocation à apporter un niveau de protection similaire à un masque FFP2 : il est destiné au grand public, dans des situations de travail (hors fonction médicale) et en complément de la distanciation sociale et des gestes barrières", précise l’Afnor.

Un avis partagé par la Direction générale de l’armement (DGA), qui a établi un cahier des charges pour évaluer les masques grand public. "Nous avons observé que des masques non valables du point de vue de la protection contre le Covid-19 empêchent d’éteindre la bougie, et à l’inverse, que des masques tout à fait valables (…) permettent d’éteindre la bougie", peut-on lire dans Libération.

Test de la flamme : un intérêt pour évaluer la respirabilité des masques

Le test de la flamme aurait néanmoins un intérêt : celui de d’évaluer son étanchéité, et donc sa respirabilité. "Si la flamme ne bouge pas du tout, le masque sera vraisemblablement difficile à supporter dans des situations de la vie courante. Si vous avez du mal à supporter un masque en étant au calme, celui-ci sera certainement inadapté lors d’une marche soutenue ou d’une discussion par exemple. Vous vous

(...) Cliquez ici pour voir la suite