Dans une maternité près de la centrale de Zaporijjia, la peur de l'accident nucléaire

© GENYA SAVILOV / AFP

Occupée par les Russes, la centrale nucléaire de Zaporijjia est le lieu de toutes les crispations entre Kiev et Moscou. Dans une des maternités de la ville, on se prépare au pire en cas de catastrophe nucléaire.

Trois jours après le début de l'invasion russe de l'Ukraine, Marina a appris qu'elle était enceinte. Aujourd'hui, cette femme de 30 ans et son mari s'approvisionnent en comprimés d'iode, redoutant une catastrophe à la centrale nucléaire de Zaporijjia.

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« Nous voulions un enfant... Mais on ne savait pas s'il fallait se réjouir ou pas » de la nouvelle de sa grossesse, se remémore Marina. « Mon mari a dit : “ On devrait vraiment être heureux. Dieu nous le donne, donc tout ira bien” », ajoute-t-elle.

Crainte d’une catastrophe nucléaire

L'AFP a pu s'entretenir avec Marina et d'autres femmes dans une maternité de Zaporijjia, ville sous contrôle ukrainien située à une cinquantaine de kilomètres à vol d'oiseau de la centrale éponyme, pour sa part occupée par les Russes.

Kiev et Moscou s'accusent mutuellement depuis des mois de dangereux bombardements du territoire de cette centrale nucléaire, la plus grande d'Europe. Alors que les craintes d'une catastrophe nucléaire majeure dans un pays traumatisé par celle de Tchernobyl en 1986 vont crescendo, les autorités locales ont commencé à distribuer des comprimés d'iode à ingérer en cas de radiations.

Des jeunes mamans préoccupées

Cette situation ne manque pas de préoccuper certaines jeunes mamans rencontrées dans la maternité. L'une d'entre elles, Valentina, 25 ans, qui a donné naissance à une petite fille il y a trois jours, confie...

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