Mediator : dix ans après, les laboratoires Servier condamnés pour « tromperie aggravée »

ELLE avec AFP
·1 min de lecture

Le tribunal de Paris a reconnu coupable le groupe pharmaceutique de « tromperie aggravée » et d'« homicides et blessures involontaires », et l’a condamné à payer 2,7 millions d'euros d'amende.  

C’est l’un des pires scandales sanitaires français. Plus de dix ans après la retentissante affaire du Mediator, un médicament tenu pour responsable de centaines de décès, le tribunal de Paris a reconnu coupable lundi les laboratoires Servier de « tromperie aggravée » et d'« homicides et blessures involontaires ». Mis sur le marché en 1976 comme adjuvant au traitement du diabète, mais largement détourné comme coupe-faim, le Mediator a été prescrit à environ cinq millions de personnes pendant les 33 ans de sa commercialisation, jusqu'à son retrait en novembre 2009.

Lire aussi >> C'est mon histoire : une douleur sans faim

Il est à l'origine de graves lésions des valves cardiaques et d'hypertension artérielle pulmonaire, une pathologie rare et mortelle, et pourrait être responsable à long terme de 2 100 décès, selon une expertise judiciaire. « Malgré la connaissance qu'ils avaient des risques encourus depuis de très nombreuses années, (...) ils n'ont jamais pris les mesures qui s'imposaient et ainsi trompé » les consommateurs du Mediator, a déclaré la présidente du tribunal correctionnel, Sylvie Daunis, au début de la lecture du délibéré. 

L’Agence nationale de sécurité du médicament a « gravement failli dans sa mission » 

Condamné à payer 2,7 millions d'euros d'amende, le groupe pharmaceutique a toutefois été relaxé du délit d'« escroquerie ». Jean-Philippe Seta, l'ex-numéro deux du groupe pharmaceutique et ancien bras...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi