Les membres historiques évincés des César, notamment Polanski

Source AFP
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La remise d'un césar au réalisateur Roman Polanski, condamné pour abus sexuels sur mineurs, a provoqué la polémique (illustration).
La remise d'un césar au réalisateur Roman Polanski, condamné pour abus sexuels sur mineurs, a provoqué la polémique (illustration).

La première décision importante de Véronique Cayla, élue fin septembre à la tête de l'Académie des César, est hautement symbolique. L'institution a supprimé mardi 10 novembre la possibilité pour des personnalités du cinéma, comme le réalisateur Roman Polanski, d'être membres « de droit » de l'association qui régit l'Académie. La nouvelle directrice, Véronique Cayla, ancienne d'Arte et du CNC, avait notamment été élue pour tourner la page du sexisme et de l'entre-soi.

L'assemblée générale de l'association sera désormais constituée uniquement des 164 membres élus, 82 hommes et 82 femmes. Leurs électeurs sont les 4 300 membres de l'Académie, issus de la profession et qui choisissent chaque année les récipiendaires des prix les plus prestigieux du cinéma français. Les 18 « membres de droit », qui siégeaient jusqu'alors avec eux, notamment au titre de leurs prix et récompenses passés (l'Oscar pour Polanski, par exemple), n'y figurent plus.

La modification a été adoptée par une écrasante majorité de 134 voix et cette disposition s'applique immédiatement, a précisé la direction, qui « parachève ainsi son objectif premier de rénovation ». Héritage du passé, la présence de ces membres historiques était l'un des derniers abcès de fixation contre cette institution.

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