La mer, la médecine du futur ?

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Le monde du vivant inspire les scientifiques qui s’en servent pour inventer des remèdes. Les végétaux terrestres sont dans ce domaine déjà de précieux alliés. Et le champ des médicaments susceptibles d’être créés dans le futur grâce à la biodiversité qu’abrite la mer est immense car encore peu exploité. 10 % seulement des espèces qui la composent ont été analysées. L’univers de la recherche ne s’y trompe pas car 22.000 molécules marines sont actuellement scrutées sous les microscopes. Certaines ont d’ailleurs déjà commencé à livrer leurs secrets et leurs formidables pouvoirs.

Des scientifiques finalisent dans divers endroits du monde la conception de nouveaux agents anticancéreux d’origine marine. Ainsi, à Vladivostok en Russie, on est parvenu à isoler un alcaloïde issu d’une éponge de mer d'Extrême-Orient, la Monanchora pulchra, qui a la faculté de "tuer" les cellules tumorales de la prostate. Le même type d’avancée a été obtenu à Harvard lorsqu’on a pu établir les propriétés de l’halichondrine B, venant aussi d’une éponge marine, qui est capable d’inhiber la division cellulaire permettant au cancer du sein métastasique et à certains carcinomes de prospérer dans l’organisme. Les éponges sont décidément des animaux offrant des opportunités pléthoriques puisque la Leucetta microraphis, qui s’épanouit dans le Pacifique Sud, a permis la mise au point d’un candidat médicament qui sera testé chez des volontaires sains en 2023 et aura plusieurs finalités. "Il visera d’abord à corriger (...)

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