#MeToo dans la pub : abandon d’un rachat après des accusations de harcèlement

Lydia Menez
·1 min de lecture

L’agence de publicité Australie abandonne le rachat de Braaxe, à la suite d’accusations de harcèlement dévoilées par le compte Instagram @balancetonagency et une enquête interne. Une première dans le milieu de la pub.

Les conséquences de #MeToo se font enfin ressentir dans le milieu de la publicité. L’agence Australie, qui avait annoncé en septembre le rachat de Braaxe, vient de se rétracter. Un rétropédalage lié aux accusations de harcèlement moral et sexuel du compte Instagram @balancetonagency, qui collecte les témoignages anonymes de personnes travaillant dans la publicité. « Au départ, je comptais brasser large. Le milieu de la pub regorge de harceleurs et je ne pensais pas à une agence en particulier. J’ai reçu tellement de témoignages sur Braaxe que j’ai été obligée de me concentrer sur cette entreprise quelque temps », confie au magazine « Causette » l’internaute anonyme aux manettes du compte Instagram. 

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Le fondateur de Braaxe mis en cause

Plusieurs témoignages font état d’harcèlement sexuel, moral, et d’ambiance. Le fondateur de Braaxe, Julien Casiro, en serait le principal auteur. « C’était blague lourde sur blague lourde, un dessin de pénis sur un post-it collé à mon bureau », raconte une ancienne employée à « Causette ».

Les ex-salariés mentionnent « les dessins de pénis partout sur les murs », « le pistolet à eau en forme de pénis » et, surtout, « l’obsession du porno du patron ». Ils évoquent une personnalité « lunatique au possible, [qui] oscillait entre une attitude paternaliste avec...

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