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La meuf de la semaine

© Instagram @DariaMarx

La meuf de la semaine #6 : Daria Marx

Daria Marx est une militante, c’est peut-être le mot qui lui correspond le mieux. Au quotidien, elle se bat pour la cause des femmes en général, mais avec un cheval de bataille en particulier : la grossophobie. Son outil ? Twitter, sur qui elle est suivie par près de 7 000 personnes, et son blog. Portrait d’une femme qui n’a pas peur des mots.

“Grosse. Blonde. Enervée“. Voici comment Daria Marx se décrit sur son blog. Cette femme de 35 ans n’a pas peur des mots : elle a compris que “grosse” était un adjectif, et pas une insulte, contrairement à ce que la majeure partie de la population semble penser. Une mentalité qu’elle espère changer à travers son combat contre la grossophobie.

Une figure du Body-Posi

Pour Daria Marx, le body-positivisme est tout simplement essentiel :C‘est un incroyable levier de confiance en soi et d’avancée pour toutes les femmes. Grâce aux réseaux sociaux, des milliers de personnes ont pu se rendre compte que leurs corps étaient acceptables, elles ont pu célébrer le fait de sortir de la norme attendue par la société actuelle.

Elle rappelle par ailleurs que c’est la “fat acceptance“, ou l’acceptation des gros, qui a créé ce mouvement :Il s’agit de mettre en valeur le corps des personnes grosses, d’exposer au monde la réalité des corps gros, afin de se sensibiliser les non-gros(ses) à la différence et de permettre aux concerné(es) de se reconnaître dans des corps qui ne sont jamais mis en valeur ailleurs.” En un mot ? Rendre leur présence à des corps invisibilisés.

Gras Politique, un mouvement pour mieux s’accepter

La jeune femme l’affirme :Je pense malheureusement que c’est la société dans son entier qu’il faut changer pour que les femmes aient confiance en elles. Cela commence très petit avec l’éducation, cela continue à l’adolescence avec les pressions sexistes sur les corps, que les femmes emportent avec elles à l’âge adulte sous la forme de complexes, de haine d’elles-mêmes ou de grossophobie intégrées.

Pour aider à changer les choses, elle a fondé le collectif Gras Politique, composé de personnes grosses, et qui ont un but : lutter contre la grossophobie et tout ce qui en découle. Maltraitance médicale, discrimination à l’embauche, précarisation, mal-être…

Pour garder confiance en elle, Daria Marx l’affirme : elle se fout de l’avis des autres. Mais elle développe surtout un point très intéressant :Je n’ai malheureusement pas de recette magique pour avoir confiance en soi. Chacun a son chemin personnel, ses raisons et ses traumatismes, il me semble dangereux de prétendre qu’il existe une seule voix.

Pas question pour elle de donner des conseils bateaux, elle préfère évoquer son expérience personnelle, qui a de quoi inspirer :J‘ai pris la ferme décision de ne plus jamais subir mon corps, de ne plus jamais rien m’interdire, de ne jamais plus me laisser limiter par les pressions de la société. J’ai le droit d’exister, voilà le mantra que je me répète quand je traverse des jours plus difficiles que d’autres, j’ai le droit au même respect et à la même considération que les autres.

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