Le Mexique dépénalise l'avortement sur l'ensemble de son territoire

Ce mercredi 6 septembre, la Cour suprême mexicaine a dépénalisé l’avortement sur l’ensemble de son territoire, comme l’écrivent Franceinfo et l’AFP. Le Mexique rejoint ainsi quatre autres pays d’Amérique latine où l’avortement est légal : l’Argentine, la Colombie, l’Uruguay et Cuba. Dans un communiqué officiel, la Cour suprême mexicaine a déclaré que "le délit d'avortement dans le Code pénal fédéral est inconstitutionnel", car "il est contraire au droit à décider des femmes et des personnes en capacité de gestation". Le Groupe d'information sur la reproduction choisie (Gire), qui avait saisi la Cour suprême mexicaine l’année dernière contre la loi de 1931 du Mexique qui interdit l’avortement, s’est réjoui de cette décision. "Toutes les femmes et les personnes en capacité de gestation pourront avoir accès à des avortements dans les institutions fédérales de santé", peut-on lire dans sa déclaration officielle.

Comme le rappelle Franceinfo, la capitale du pays autorise l’avortement depuis 2007. À l’époque, Mexico était devenue la première juridiction du pays et d’Amérique latine à le dépénaliser. Depuis, une douzaine des trente-deux États qui composent le Mexique ont suivi l’exemple de Mexico. En Amérique latine, il est toujours interdit d’avorter au Venezuela, à Haïti, au Salvador, au Honduras, au Nicaragua et en République dominicaine. L’interruption volontaire de grossesse est aussi illégale au Chili, sauf s’il y a un risque pour la santé de la mère, en cas de malformation du fœtus (...)

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