Micro-brasseries : les bières made in France

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Les micro-brasseries voient le jour dans tous les départements du pays : impossible de s’arrêter sur un marché ou dans une boutique de produits du terroir sans découvrir la bière du cru. Le nombre de brasseries françaises a ainsi triplé au cours des cinq dernières années. Les amateurs de mousse doivent désormais tenter de s’y retrouver dans cette offre abondante, où les styles (IPA, lager, stout…) sont parfois compliqués à identifier. Décryptage avec la spécialiste Elisabeth Pierre, zithologue*.

Comment expliquez-vous ce foisonnement des bières made in France ?

Elisabeth Pierre. C’est lié à l’envie croissante des consommateurs d’acheter des produits locaux mais aussi à un engouement mondial pour les bières artisanales. Les gens découvrent des bières locales lors de leurs voyages à l’étranger et sont curieux d’en découvrir d’autres une fois chez eux.

Est-ce qu'il y a une notion de terroir avec la bière ?

C’est très différent du vin. Il y a d’abord des influences internationales, notamment lorsque les brasseurs utilisent des houblons américains, dont les bières présentent une amertume fruitée. Puis il y a les recettes innovantes, préparées avec des houblons locaux, auxquels on peut ajouter des produits du terroir : blé noir en Bretagne, noix dans le Périgord, gentiane en Auvergne, etc. Dans l’Antiquité, on préparait la bière avec des herbes, des dattes et du miel. On peut mettre tous les ingrédients que l’on veut dans sa recette, même des orties !

Les bières portent désormais les mentions pale ale, stout, porter… comment faire son choix ?

C’est assez compliqué, il existe des centaines d’appellations. Je suggère de demander conseil au barman ou au vendeur, même si de plus en plus de brasseurs donnent des indications de goûts sur l’étiquette. Les stouts sont légères en alcool et ont un goût torréfié. Les amateurs de bières douces iront plutôt vers des pils, lager ou weizen. Les bières session, ou summer ale, sont légères en alcool et très désaltérantes l’été. Les pale (...)

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