La militante saoudienne Loujain al-Hathloul a été libérée après deux ans et demi de détention arbitraire

Sarah Lévy
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En grève de la faim depuis trois mois, la jeune femme de 31 ans avait écopé de cinq années supplémentaires de prison au terme d’un procès expéditif mené à huis-clos par les autorités du royaume.

Le calvaire de Loujain al-Hathloul s’est achevé ce mercredi 10 février. Dans un tweet écrit en arabe et anglais, sa sœur a annoncé sa libération en une phrase sans équivoque. « Loujain est à la maison ». Un peu plus de deux ans et demi après son arrestation à Abu Dhabi et son transfert dans des geôles saoudiennes, la militante féministe de 31 ans a enfin retrouvé les siens. 

 

Rien ne permettait pourtant de prédire sa libération Le 28 décembre dernier, elle avait été condamnée à cinq ans et huit mois de prison dont deux ans et dix mois avec sursis par un tribunal spécialisé dans les affaires antiterroristes. Ce procès, dénoncé comme une mascarade de justice par Amnesty International, s’était joué à huis clos, plus de deux ans après l’incarcération de la militante. La justice saoudienne l’ayant informée de son jugement la veille pour le lendemain, Loujain al-Hathloul n’avait pas eu la possibilité de préparer sa défense. En grève de la faim, affaiblie par des mois et des mois d’interrogatoires, de torture à l’électricité, de sévices sexuels, l’activiste s’était présentée à la barre épuisée. 

 

Accusée d’être une espionne qui aurait trahi son pays avant de s’enfuir aux Émirats Arabe Unis, l’étudiante en Master de sociologie était en réalité punie par le régime de Mohamed Ben Salmane pour avoir osé se filmer en train de conduire une voiture à l’époque où cela était encore interdit...

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