« Milkman », le roman qui plaira aux fans de « The Handmaid's Tale »

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Si vous aimez « La Servante Écarlate », vous aimerez « Milkman »

                               

Dans la dystopie de Margaret Atwood comme dans ce roman d'Anna Burns, qui a remporté le prestigieux Booker Prize, les femmes vivent dans une situation d'oppression qu'elles ne savent pas nommer. D'ailleurs, dans « Milkman », les personnages n'ont pas d'identité, ils portent le nom de leur fonction, métier ou situation de famille. La narratrice, « sœur du milieu », mènerait une vie presque convenable, si ce n'était la relation qu'elle entretient hors mariage avec « peut-être-petit-ami », sans compter cette fâcheuse habitude de lire en marchant.

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Dans ce récit corrosif et novateur, la communauté a un avis précis sur ce qui est autorisé et proscrit. Dans cette période trouble, inspirée du conflit nord-irlandais, qui oppose les défenseurs de l'État et les « renonçants », les bombes et les trahisons sont quotidiennes. Et lorsqu'un certain « Lai-tier », « renonçant » haut placé, choisit la narratrice comme proie sexuelle, les événements dégénèrent. En même temps qu'elle dénonce l'oppression du patriarcat et du communautarisme, Anna Burns excelle à rendre compte, avec un humour féroce, de la mécanique implacable de la rumeur. « Milkman » est une histoire de honte et de peur séculaires où le plus petit geste et la moindre parole deviennent compromettants. Par exemple, il est dangereux d'observer un coucher de soleil ou d'user d'une métaphore. Car ce roman...

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