Miss France : la justice donne raison au concours face aux plaintes d'une association féministe

Laurent VU - TF1

Osez le féminisme a perdu son match contre la société Miss France. Comme le rapporte Le Parisien, vendredi 6 janvier 2023, le conseil de prud'hommes de Bobigny a débouté l'association, qui avait attaqué Edemol, organisateur du concours de beauté, pour pratiques contraires au droit du travail. Les militantes dénonçaient notamment des clauses discriminatoires dans le processus de recrutement (une taille minimale d'1,70m par exemple). En outre, le contrat de travail liant les jeunes candidates à la société devrait être signé dès les sélections régionales et non pas trois jours avant l'élection nationale. Des demandes que la justice a donc rejetées. "Nous prenons acte de cette décision intolérable qui fait perdurer un processus de recrutement discriminatoire et illégal, et nous attendons la lecture des motifs avant d'étudier la possibilité de faire appel", a réagi l'association féministe dans la foulée dans un communiqué.

Comme l'expliquait Femme Actuelle le 18 novembre 2022, Osez le féminisme défend l'harmonisation des règles du concours Miss France au niveau national et régional. En effet, la société a assoupli ses règles de sélection des futures reines de beauté, en abrogeant les limites d'âge ou l'interdiction d'avoir été mariée ou tatouée. Or, les comités en région "s'adaptent comme ils le souhaitent". "Certains gardent les critères précédents, comme limiter l'âge de 18 à 24 ans, quand d'autres nous suivent", avait reconnu Alexia Laroche-Joubert, présidente de Miss France, dans (...)

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