Et si je modifiais la clause bénéficiaire de mon assurance-vie ?

Une assurance-vie n’entre pas dans la succession du souscripteur. Au décès, c’est un paragraphe du contrat, la clause bénéficiaire, qui stipule à qui échouent les sommes. À la clé, un gros enjeu fiscal puisque chaque bénéficiaire est exonéré jusqu’à 152 500 € pour les sommes placées avant les 70 ans du titulaire (après, 30 500 euros d’exonération, tous bénéficiaires confondus). Sans clause bénéficiaire ou avec une clause inapplicable, le contrat est réintégré dans la succession et tous ces avantages sont perdus !

À la souscription, on opte souvent pour la clause type de l’assureur, qui désigne : "mon conjoint, à défaut mes enfants nés ou à naître, vivants ou représentés". Il faut donc la modifier si on est pacsé ou en concubinage, ou si on souhaite désigner plusieurs bénéficiaires : dans ce cas, on peut attribuer à chacun un pourcentage (et pas une quote-part en euros, car la valorisation peut varier). On peut aussi corriger la clause pour allouer, par exemple, l’usufruit à son conjoint et la nue-propriété à ses enfants. Et bien entendu, il faut aussi l’amender en cas de disparition du bénéficiaire ou après une séparation si vous aviez favorisé votre ex ! Ou si vous aviez désigné par leurs noms vos petits-enfants et que de nouvelles naissances ont agrandi la tribu : dans ce cas, ajoutez les nouveaux-nés ou dotez, cette fois sans les noms, "mes petits-enfants, nés ou à naître".

Corrigez les formules floues ("mes neveux", mon concubin, etc.), pour nommer précisément les bénéficiaires (...)

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