Mort d'Albert Uderzo : comment l'héritage d'Astérix a déchiré sa famille

Le monde de la bande-dessinée a perdu l'un de ses piliers. Mardi 24 mars 2020, Albert Uderzo, créateur des aventures d'Astérix au côté de René Goscinny, est mort à l'âge de 92 ans. Son gendre, Bernard de Choisy, a annoncé la triste nouvelle dans un communiqué publié par l'AFP : "Albert Uderzo est mort dans son sommeil à son domicile à Neuilly d'une crise cardiaque sans lien avec le coronavirus. Il était très fatigué depuis plusieurs semaines", a-t-il précisé. Le dessinateur laisse donc derrière lui un empire de 37 albums, vendus au total à 370 millions d'exemplaires, dans plus de 110 langues à travers le monde. Un héritage considérable, comprenant également les recettes du parc éponyme, les produits dérivés et les droits des dessins-animés et films réalisés... Un enjeu économique dont s'est emparé sa fille, Sylvie, pendant plus de sept ans au coeur d'une bataille judiciaire.

Bernard de Choisy : un beau-fils surnommé "Iznogoud"

Les ennuis commencent en 2007 lorsque Albert Uderzo décide de se séparer de sa fille, Sylvie, et de son mari Bernard de Choisy, employés de la maison d'édition Albert René (créée à la mort de René Goscinny), au titre de directrice générale et chargé de communication après huit belles années de collaboration. En effet, selon l'avocat d'Albert Uderzo, Bernard de Choisy serait un "coureur de dot", qui écopera du surnom "Iznogoud".

De plus, Albert Uderzo estime que le mauvais accueil de l'album Le ciel lui tombe sur la tête, sorti en 2005, est entièrement dû aux idées de son gendre. Il parlera de cette campagne promotionnelle comme étant "la honte de sa vie". Trois ans plus tard, l'intégralité de la société est finalement cédée à Hachette Livre, qui en possédait déjà 60%. Pour Sylvie Uderzo, cette décision est intolérable et insupportable. Décrite comme une "fille meurtrie", Sylvie Uderzo signera une tribune dans Le Monde dressant un portrait peu flatteur de son père. Dans la foulée, la jeune femme attaque les éditions Albert-René aux prud'hommes pour

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