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Mort de Tina Turner : ces cinq tubes mythiques qui ont marqué la carrière de la « reine du rock »

MUSIQUE - Elle a laissé une trace indélébile dans le monde de la musique, marquant plusieurs générations. La « reine du rock » Tina Turner est décédée à l’âge de 83 ans ce mercredi 24 mai des suites d’une longue maladie, selon son agent.

Tina Turner a fait ses débuts à 16 ans avec le groupe de blues Kings of Rythm de celui qui sera son mari jusqu’en en 1978 : Ike Turner. C’est avec lui et The Ike and Tina Turner Revue que la chanteuse commencera à connaître une certaine renommée en devenant l’une des formations noires les plus populaires des États-Unis dans les années 1960.

Voici ici cinq des plus grandes chansons de la star, couronnée par huit Grammy Awards.

« Proud Mary » (1971)

C’est avec Ike, son mari, que Tina Turner devient une célébrité en reprenant Proud Mary, une balade du bayou connue également sous le nom de « Rolling on a River » et composée deux ans plus tôt par le groupe Creedence Clearwater Revival (1969).

Sur le clip original de 1971, on voit Ike en arrière-plan avec sa guitare, boule afro et torque doré autour du cou, et Tina, cheveux lissés et robe courte de perles blanches, derrière le micro. Le duo démarre « joliment et en douceur » puis se muscle, au fil des secondes, en cadence funk-rock teintée des accents gospels de Tina.

La chanson, sur les tonalités des rythmes sudistes, raconte comment une domestique quitte son travail de plongeuse à Memphis et à la Nouvelle-Orléans et s’embarque sur un gros bateau à vapeur descendant le Mississippi.

Nombreuses fois repris par différentes formations, ce classique du répertoire américain a été un fil rouge dans la carrière de Tina Turner. Son duo flamboyant avec Beyoncé en 2008 pour les cinquante ans des Grammys est devenu légendaire.

« What’s Love Got To Do With It » (1984)

Tina se sépare de son mari violent en 1976 après avoir subi 20 ans de coups. Sans producteur, elle tombe quasiment dans l’oubli aux États-Unis.

« Vu mon âge, 39 ans, mon sexe et la couleur de ma peau, disons que j’affrontais des vents contraires », confie-t-elle dans son autobiographie. Aux États-Unis, elle écume les plateaux télé et les petites salles alors qu’en Europe, elle fait de belles affiches.

Avec Private Dancer, un album qu’on lui propose en 1984, Tina Turner revient en grâce dans son pays. What’s Love got to do with it deviendra le single roi de toute sa carrière. Il lui vaudra le Grammy de meilleur enregistrement de l’année en 1985.

La chanson écrite par Terry Britten et Graham Lyle aurait dû être chantée à l’origine par Cliff Richard mais à cause d’un malentendu elle passe entre plusieurs mains avant d’échoir à Tina Turner. Le tube a rejoint le panthéon de la musique mondiale en obtenant en 2012 un Grammy Hall of Fame.

« We Don’t Need Another Hero » (1985)

Tina Turner qui s’était déjà illustrée en Acid Queen délirante dans Tommy - l’opéra-rock des Who en 1975 - est choisie pour jouer dans Mad Max : au-delà du dôme du tonnerre aux côtés de Mel Gibson.

Dans cette nouvelle aventure d’anticipation, elle interprète également la bande-son avec We don’t need another hero, une nouvelle chanson de Graham Lyle et Terry Britten qui devient un autre tube planétaire. À l’été 1985, le titre est numéro 1 en Australie, numéro 2 aux États-Unis et numéro 3 au Royaume-Uni.

Pour ce rôle futuriste, Tina Turner n’a pas hésité à se raser le crâne pour y visser une impressionnante crête blonde synthétique rehaussée de deux créoles démesurées. Elle porte une robe de 55 kg taillée dans une cotte de maille aux épaulettes géantes.

« The Best » (1989)

La reine du rock excelle dans les reprises. Interprété à l’origine par Bonnie Tyler en 1988, le titre repris l’année suivante par Tina sur son album Foreign Affair remporte un énorme succès. Quelque six millions d’exemplaires sont vendus en 1988.

En 1992, The Best, rebaptisé Simply the Best est choisi pour promouvoir le championnat de rugby d’Australie. Grâce à son clip publicitaire animé par la flamboyante Tina au milieu de rugbymen suants et sexy, la National Rugby League ne sera plus jamais comme avant.

Bientôt, l’hymne est repris aux États-Unis avant certains matchs de base-ball ou de football. Tina devient la déesse des stades.

« GoldenEye » (1995)

Après le carton de Mad Max, elle est choisie pour le générique du James Bond éponyme, avec Pierce Brosnan dans le rôle-titre.

Dans sa robe d’argent fendue sur ses jambes au galbe nerveux, la chanteuse maintenant quinquagénaire, apporte toute sa puissance vocale à la partition de Bono et The Edge, du groupe U2, dans la pure tradition du thème de 007.

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