Mortalité infantile en France : une hausse inexpliquée

Depuis le début du XXe siècle, le taux de mortalité infantile (nombre d’enfants décédés de moins d’un an) ne cessait de diminuer en France. Ce n’est malheureusement plus le cas aujourd’hui. Et depuis une dizaine d’années, ce taux est même en augmentation, au rythme de +0,04 % mort pour 1000 naissances par an. Selon les données Eurostat, la France occupe aujourd’hui la 25e place européenne en matière de mortalité infantile.

Plus de 50 000 décès de nouveau-nés

La Suède et la Finlande sont, eux, en tête du classement. « Si on avait leur taux de mortalité, il y aurait chaque année 1 200 décès de moins d’enfants de moins d’un an », explique le Dr Martin Chalumeau, pédiatre et épidémiologiste, à nos confrères de l’AFP.

Mais, entre 2001 et 2019, d’après les données de l’INSEE, il y a eu 53 077 décès de nourrissons de moins d’un an. Près de la moitié de ces décès (47 %) sont survenus durant la première semaine de vie, en grande partie (24,4 %) le premier jour. Les autres décès se répartissent entre le premier mois (20,8 %) et les mois suivants (31,8 %). La hausse est visible sur toutes les périodes, mais est particulièrement marquée pour la première semaine de vie.

Des causes inconnues

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