Motto, la nouvelle appli de rencontre anti-Grindr lancée par… le fondateur de Grindr

Eren Li

Trois ans avant le lancement de Tinder, une autre application de dating a créé l'événement. Grindr, outil de géolocalisation instantanée réservé aux personnes homo et bisexuelles, s'est rapidement imposé comme LE lieu de rencontre gay. "Tu veux avoir un bar gay dans la poche ?", annonçait d'ailleurs la campagne de communication de la société.

Le problème, c'est que Grindr, qui compte aujourd'hui près de 14 millions d'adeptes, s'est rapidement transformé en un supermarché de corps et de sexe, comme l'expliquait à NEON Charles-Henry, adepte de l'app depuis plusieurs années : "Tu dois montrer ton torse, dire comment tu es 'monté' – c’est à dire la taille de ton sexe –, envoyer un nude, partager tes pratiques sexuelles… Bref, toute ton intimité doit pouvoir être partagée à des inconnus". S'il peut s'agir d'un accord tacite passé avec toustes les utilisateur·ices de l'app, cet étalage de profils peut toutefois créer une insécurité physique et émotionnelle chez certain·es.

En 2018, à peine dix ans après sa création, Grindr ne faisait déjà plus rêver : d'après une enquête menée auprès de 200 000 personnes par le label Time Well Spent, 77 % des utilisateur·ices de l’appli déclaraient qu'elle affectait négativement leur moral, les rendant tristes et déprimé·es selon Têtu. Pire : Grindr serait devenu un lieu de prostitution illégale, ciblant notamment les plus jeunes, selon un rapport de la Fondation Scelles publié en 2019. Selon l'organisation, l'application n'a jamais voulu regarder (...)

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