Muriel Pénicaud : « Travailler avec les jeunes et non pas seulement pour eux »

Florence Besson
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Début mars, Muriel Pénicaud lançait un appel à la mobilisation citoyenne pour les jeunes : « non à une génération sacrifiée ». Un appel signé par plus de 160 personnalités, artistes, sportifs, entrepreneurs, responsables associatifs, chefs étoilés… Le 12 mai prochain, l’ancienne ministre du travail sortira un livre, « Pousser les murs »*, où elle fera le bilan de son aventure politique et proposera des idées de réformes notamment en faveur de la jeunesse. Interview.

ELLE. Comment est né cet appel ?

Muriel Pénicaud. Depuis le début de la crise je suis extrêmement préoccupée par la situation des jeunes, ils sont neuf millions à traverser cette crise à un moment de leur vie qui est clé, où l’on forge sa vie d’adulte. Tous souffrent de la restriction de leur vie sociale, culturelle et sportive. Un million et demi d’entre eux font partie des « NEET », ces jeunes qui ne sont ni en emploi ni en formation, c’est un gâchis humain qu’on ne peut laisser faire. Et 20% des étudiants aujourd’hui connaissent de graves difficultés financières, parfois même pour se nourrir, se soigner ou se loger. Enfin, beaucoup traversent des épisodes de dépression. En tant qu’ex ministre du travail, ancienne dirigeante d’entreprise et responsable associative, en tant que citoyenne et mère et grand-mère, voir cette force vive connaître de telles vicissitudes me semblait impensable. Je voulais agir.

ELLE. Vous avez lancé cet appel en tant que simple citoyenne…

M.P. Je ne suis plus ministre mais en tant que membre de la société civile je pouvais faire quelque chose : je suis partie de rien, j’ai proposé à 30 personnes de signer un appel, et en huit jours nous avons été 162 ! Le Parisien nous a offert sa couverture nationale. L’élan a été bien plus important que je ne l’imaginais, cela montre à quel point les jeunes sont une préoccupation pour tous. Des personnalités très engagées, des responsables associatifs,...

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