Le musée des Arts décoratifs redéfinit le luxe

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S’interroger sur le luxe aujourd’hui, tel est le pari du musée des Arts décoratifs. Une centaine d’objets du monde entier s’y déploient entre folie d’hier et raison de demain.

C’est pas Or pur ou matière recyclée. Lenteur oisive ou vitesse supersonique. Qualifier le luxe relève de l’impossible ; il est versatile, l’amant des modes et des contraires. S’il est une constante, elle est à chercher du côté de l’étymologie : le mot ne vient pas de lumière, « lux » en latin, mais de luxer, tordre, disloquer, se déclinant jusqu’à luxure. Il est, avant tout, pas de côté, outil distinctif. Qu’il soit objet, attitude, connaissance.

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En ce sens, Olivier Gabet, directeur du musée des Arts décoratifs (MAD) et commissaire de l’exposition, rappelle que le livre, par exemple, fut longtemps un objet de grand prix, un attribut de pouvoir. Aujourd’hui, le luxe se dématérialise, via l’expérience et le partage. Mais la notion a toujours été sujette à controverse. Voltaire et Rousseau s’opposaient déjà fermement. Pour le premier, il est l’expression de l’excellence d’un pays ; pour le second, il excite nos penchants les moins nobles.

Cuillère en argent et coquillage rare (Allemagne, XVIe siècle).
Cuillère en argent et coquillage rare (Allemagne, XVIe siècle).

Cuillère en argent et coquillage rare (Allemagne, XVIe siècle). © MAD Paris

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