Music on Hold, le trio rock slacker prêt à réveiller 2021

Franck Vergeade
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© Renaud Monfourny
© Renaud Monfourny

Chez Born Bad Records, on connaît la valeur du catalogue. Depuis 2006, l'acharné Jean-Baptiste Guillot constitue un solidaire repaire inspiré par feu le label New Rose et ouvert à tous les styles musicaux (Frustration, Julien Gasc, Orval Carlos Sibelius et Star Feminine Band pour résumer l'ouverture d'esprit).

Avec sa nouvelle signature, estampilée de la 135e référence et illustrée par une sérigraphie de l'artiste franco-serbe Nebojša Bežanić, le label francilien tape dans le mille. Il a d'ailleurs suffi d'un seul morceau, No Igel Dares, pour entendre chez Music on Hold les rejetons parisiens des Strokes auxquels on aurait greffé la décontraction légendaire de Pavement, le tout porté par une voix instantanément familière.

Une demi-heure échevelée

A la tête du trio, un échalas aux cheveux bouclés de 27 ans, Emile Cartron-Eldin, activiste notoire déjà connu avec son label Gone with the Weed. A force de traîner ses guêtres dans le quartier de Bastille, ce multi-instrumentiste volubile rencontre Mark Adolf de Frustration, également disquaire chez Born Bad, qui écoule les cassettes et vinyles de sa structure.

Après un concert à l'Espace B comptant JB Guillot parmi les spectateurs, l'affaire est dans le sac. Au contraire de ses précédentes formations punk, Emile Cartron-Eldin ne met “aucun filtre” dans Music on Hold et accepte volontiers les références disparates (The Ramones, Ultr

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