Myélofibrose : symptômes, diagnostic, évolution, traitement

Istock/Vadym Terelyuk

La myélofibrose peut être associée à une autre maladie ou survenir seule. Dans le second cas, on parle de myélofibrose primaire (ou splénomégalie myéloïde), une pathologie qui ne concernait que 520 Français en 2018. Les personnes concernées peuvent présenter divers symptômes : insuffisance médullaire, anémie, fatigue, hypertrophie de la rate, etc.

La myélofibrose est une forme rare de cancer de la moelle osseuse, qui se caractérise par une production anormale de tissu fibreux. Ce dernier remplace peu à peu les cellules souches sanguines (insuffisance médullaire), occasionnant diverses conséquences : hypertrophie du foie et de la rate, anémie, fatigue, sensibilité aux infections, saignements, etc. La myélofibrose peut être primaire (elle survient seule, et est aussi appelée splénomégalie myéloïde), ou secondaire (conséquence d’une autre maladie). Il s’agit d’une pathologie chronique qui affecte également bien les hommes que les femmes (53 % d’hommes et 47 % de femmes).

Dans un premier temps, la myélofibrose peut être asymptomatique, ou engendrer des signes cliniques peu spécifiques. Au fil des années, divers symptômes peuvent apparaître :

La myélofibrose primitive est un cancer de pronostic intermédiaire, avec une survie à 1 an estimée à 86 % et une survie à 5 ans estimée à 46 %.

Les patients atteints de myélofibrose ont un fonctionnement anormal de la moelle osseuse. La maladie peut apparaître à n’importe quel stade de la vie. Sa cause exacte est inconnue, mais certains facteurs (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite