Mycoses vaginales : 6 idées reçues décryptées par un infectiologue

Démangeaisons, irritations, pertes blanches, 60 à 75% des femmes souffrent au moins une fois dans leur vie de mycose vaginale. Cette infection est due à un champignon microscopique, le Candida albicans. Or pour 10% des femmes, cette infection peut être récidivante. C’est pourquoi il faut adopter les bons réflexes.

Faux. Lors d’un épisode isolé de mycose vaginale, vous pouvez demander au pharmacien des ovules ou une crème antifongique. Mais s’il se reproduit (à partir de 4 par an, on parle de mycose récidivante) ou encore si le traitement s’avère inefficace au bout de 2-3 jours, il est nécessaire de consulter un gynécologue. Il effectuera un prélèvement pour vérifier qu’il s’agit bien d’une infection à Candida albicans. Si un autre champignon est en cause, le traitement sera alors différent. Le prélèvement peut aussi révéler un déséquilibre de la flore vaginale, qu’il faut traiter pour éloigner les récidives. Enfin, l’examen clinique permettra d’éliminer un problème dermatologique (psoriasis, eczéma, lichen…)

Faux. Si les mycoses vaginales peuvent survenir en raison d’une hygiène insuffisante, à l’inverse, des soins excessifs peuvent aussi en être la cause. "Une simple toilette à l’eau n’est pas recommandé. D’abord, l’eau ne lave pas. Ensuite, c’est le produit le plus desséchant qui existe", remarque le Dr Jean-Marc Bohbot, infectiologue et président de l’académie du microbiote urogénital*. "Il faut également éviter les produits décapants du style savon de Marseille. Mieux vaut (...)

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