Myoclonie : comment expliquer ces contractions musculaires involontaires ?

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Le terme " myoclonie " est formé du préfixe grec " myo- " (qui désigne les muscles, comme dans myopathie) et du grec ancien " klonos " (qui fait référence à l'agitation).

Définition. Première chose à savoir : la myoclonie n'est pas une maladie mais plutôt un signe clinique qui, lorsqu'il est pathologique, peut constituer le symptôme d'une pathologie plus vaste. " Il s'agit d'un mouvement anormal, d'une secousse musculaire (comparable à un sursaut) qui est brève (elle dure moins d'une seconde), involontaire, soudaine et brusque " définit le Dr. Nicolas Vitello, neurologue. Il s'agit donc d'un symptôme neurologique.

Attention ! " Une myoclonie n'est pas forcément pathologique ! " souligne le neurologue. Il existe ainsi des myoclonies dites " physiologiques " qui surviennent, elles, de façon tout à fait normale.

Par exemple le hoquet (qui correspond à une myoclonie, donc à un sursaut, des muscles de la respiration), le sursaut (lorsqu'on a peur ou lorsqu'on est très nerveux, par exemple) ou encore la myoclonie hypnagogique : " il s'agit d'un sursaut que l'on peut expérimenter en début de nuit, lorsqu'on commence à s'endormir, et qui s'accompagne souvent d'une hallucination – comme l'impression de tomber " note le spécialiste, qui ajoute que ce dernier phénomène est amplifié avec le stress et l'irrégularité du sommeil.

Causes. Lorsqu'elle est pathologique (et non physiologique !), la myoclonie peut avoir de nombreuses origines :

À savoir. " On peut observer une myoclonie pathologique à tout âge, autant chez l'homme que chez la femme " souligne le Dr. Vitello.

Diagnostic. Le diagnostic d'une myoclonie pathologique repose d'abord sur un examen clinique. " En cas de myoclonie, on va étudier les antécédents médicaux du patient, mais aussi faire le tour de ses traitements médicamenteux et examiner la myoclonie en elle-même : où se trouve-t-elle ? Depuis combien de temps dure-t-elle ? Quelles sont ses caractéristiques ? "

Ainsi, lorsque la myoclonie pathologique résulte (...)

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