Le “néophyte en politique” Vivek Ramaswamy vole la vedette lors du débat des républicains

L’outsider Vivek Ramaswamy a connu son quart d’heure de gloire lors du débat de Milwaukee entre candidats républicains, le 23 août. Trump ayant décidé de ne pas participer au débat, il y avait clairement un vide à combler, souligne The New York Times, et ce n’est pas le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, qui a réussi à occuper le devant de la scène, mais le nouveau venu en politique Vivek Ramaswamy.”

Tout comme Trump en 2016, le candidat “a su tourner à son avantage le fait d’être un néophyte en politique et s’en est servi pour attaquer ses concurrents”.

Un profil atypique

Le candidat d’origine indienne, âgé de seulement 38 ans, et ayant fait fortune dans les biotechnologies, n’a effectivement aucune expérience politique à son actif, mais Vivek Ramaswamy sait tirer profit de ce profil atypique.

Il a même osé une pirouette pour se présenter, souligne The New York Times dans un second article. “Laissez-moi tout d’abord répondre à la question que tout le monde se pose ce soir : mais qui est donc cet homme maigre avec un drôle de nom ?” s’est-il amusé, en faisant référence à une déclaration de Barack Obama, qui était lui aussi un néophyte lorsqu’il s’est présenté pour la première fois devant les électeurs en 2008.

Puis le candidat n’a pas hésité à multiplier les punchlines et à attaquer ses concurrents, en déclarant : “Je suis la seule personne sur cette estrade à n’être ni vendue ni achetée, alors je peux déclarer que tout le tapage autour du changement climatique est une duperie.”

“Je suis né en 1985”

Il a ensuite déroulé certains des points les plus saillants de son programme, lui permettant de se démarquer des autres candidats républicains, comme “l’idée de couper les fonds à l’Ukraine”, tout en envoyant quelques piques au président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Il a également promis de gracier Donald Trump si ce dernier était condamné.

Si Vivek Ramaswamy a marché sur les traces de Donald Trump, tant dans le style que dans le message, il s’est tout de même démarqué de l’ancien locataire de la Maison-Blanche, qui est aussi l’un de ses concurrents dans la course à l’investiture républicaine, souligne The New York Times. Il a tout fait pour montrer aux électeurs que lui, au moins, “était jeune et vigoureux”, allant même jusqu’à ouvrir son allocution de clôture du débat par un retentissant “je suis né en 1985”.

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