"Je n'étais pas programmée pour" : comment Anne-Sophie Pic a épousé le destin familial

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Quels ingrédients faut-il réunir pour obtenir une success story à la française ? Michel Denisot s'est permis d'en demander la recette à Anne-Sophie Pic, seule cheffe française avec trois étoiles au prestigieux guide Michelin. Dans Icônes, la Drômoise issue d'une longue lignée de cuisiniers évoque d'abord une ambition initiale bien différente de celle qu'elle ensuite poursuivie : celle de devenir dessinatrice de mode. "Je rêvais de ça, c'est quelque chose qui occupait beaucoup mon esprit", confie-t-elle. "Je n'avais pas le coup de crayon qui m'aurait peut-être permis d'accéder à cet univers-là, mais j'étais déjà dans ma tête quelqu'un qui avait besoin de création, de rêverie."

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Le milieu familial, lui, a peu de choses à voir avec la mode. Son arrière-grand-père, Jacques Pic, possédait douze fermes en Ardèche. "Il y avait la ferme principale, où il vivait, l'Auberge du pin, au-dessus de Saint-Péray", près de Valence, se rappelle-t-elle. "Il avait décidé, avec mon arrière grand-mère, Sophie, de construire une école pour que les fils des paysans puissent avoir accès à l'instruction.  Mon arrière-grand-mère s'est mise aux fourneaux parce que mon arrière-grand-père était un grand chasseur. Ça a été vraiment un peu de bouche-à-oreille au départ. Sa cuisine a fait le tour de la région et ensuite, elle a transmis cette passion à mon grand-père, André." Le groupe Pic naît alors en 1889.

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