Nadège Beausson-Diagne, violée à l’âge de 9 ans, livre un témoignage bouleversant

Après le sacre contesté de Roman Polanski aux César 2020, de nombreuses victimes de violences sexuelles ont tenu à s’exprimer sur les réseaux sociaux via le hashtag JeSuisVictime. Parmi elles, l’actrice Nadège Beausson-Diagne.

Après #MeToo, #JeSuisUneVictime ? Suite au sacre contesté de Roman Polanski en tant que Meilleur réalisateur pour son film J’Accuse à la 45e cérémonie des César vendredi 28 février 2020, de nombreuses victimes de violences sexuelles ont tenu à s’exprimer. Sur les réseaux sociaux, Twitter en tête, le hashtag #JeSuisVictime s’est ainsi multiplié à la suite de la célèbre soirée consacrée au cinéma français. Parmi les voix qui se sont élevées, celle de l’actrice Nadège Beausson-Diagne, connue, entre autres, pour son rôle du commissaire Sara Douala dans la série Plus belle la vie. La comédienne a ainsi parlé à cœur ouvert à propos du viol dont elle a été victime alors qu’elle n’était qu'une enfant.“J‘avais 9 ans”, écrit Nadège Beausson-Diagne sur son compte Twitter lundi 2 mars 2020. “Le fiancé d’une amie de ma mère m’a violée régulièrement en me disant que c'était notre secret, de ne surtout pas le dire à ma mère. J’ai cru que j’allais mourir. Je me rappelle de cette douleur. Je n’ai rien dit.”

Près de deux décennies plus tard, Nadège Beausson-Diagne subit à nouveau des violences sexuelles. “J’ai 30 ans”, reprend-elle. “Le réalisateur producteur d’un film en Centrafrique, après des jours de harcèlement, m’a violée. J’ai demandé de l’aide, personne ne l’a fait.” L’actrice poursuit : “J’ai été régulièrement harcelée sexuellement à la télévision par des animateurs. L’an dernier, j’ai enfin parlé et récupéré ce que l’on m’avait volé de ma vie. J’ai apaisé la petite fille de 9 ans en moi qui pense que c’est sa faute. Je ne me tairai plus jamais, j’ai retrouvé le sommeil grâce au travail psychanalytique et je serai la voix de celles qui ne peuvent pas encore parler. Les faits sont prescrits et la loi n’est pas rétroactive, je ne peux plus porter plainte pour mes viols.”

Si Nadège Beausson-Diagne affirme aller mieux, elle explique toutefois que certaines angoissent ne la quittent pas. “J’ai encore des moments où j’ai l’impression

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