Naissance prématurée : le lien avec les perturbateurs endocriniens clairement établi

© AsiaVision/iStock

Pour la première fois, une vaste synthèse regroupant les résultats de seize études menées aux États-Unis établit un lien clair entre prématurité et exposition aux phtalates.

En France, un bébé naît prématuré toutes les huit minutes. Cela représente 60 000 bébés prématurés par an. Si de nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte dans le cas d’une prématurité – l’hypertension artérielle, une rupture prématurée des membranes… - l’environnement peut aussi jouer son rôle.

À commencer par l’exposition aux phtalates. Ces additifs chimiques, utilisés pour améliorer la durabilité ou la consistance des plastiques, sont utilisés dans de très nombreux produits industriels ou de consommation courante, des cosmétiques à l’alimentation en passant par les médicaments.

Ils sont pourtant des perturbateurs endocriniens avérés. De nombreuses études ont déjà pointé leurs effets néfastes pour l’organisme, en particulier sur le fœtus. Une nouvelle méta-analyse, parue en juillet 2022 dans la prestigieuse revue « JAMA Pediatrics » alerte une nouvelle fois sur le lien entre prématurité et exposition maternelle aux phtalates.

Lire aussi >> Que contiennent nos cosmétiques ?

Une étude de grande ampleur

Cette mata-analyse – la première menée à une telle ampleur – regroupe seize études menées aux États-Unis entre 1983 et 2018 auprès de 6 045 femmes enceintes. Les chercheurs, issus de 36 universités américaines et agences fédérales comme l’Institut National des Sciences de la Santé Environnementale, l’Agence de Protection de l’Environnement ou le Centre pour le Contrôle des...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi