Naissances prématurées : ces substances chimiques retrouvées dans le vagin pourraient être en cause

ISTOCK / Diego Cerro Jimenez

Chaque année, près de 15 millions de nourrissons naissent prématurément dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En France, un bébé naît prématurément toutes les 8 minutes, ce qui représente 60.000 naissances prématurées par an, d'après l'association SOS Préma.

Pour rappel, un enfant est considéré comme prématuré s’il nait avant 37 semaines d’aménorrhée (SA), soit à 8 mois et demi de grossesse, comme le précise l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Dans une récente étude publiée le 12 janvier 2023 dans la revue Nature Microbiology, des chercheurs ont identifié une nouvelle piste qui pourrait expliquer ce phénomène.

Pour mener à bien leurs travaux, les scientifiques de l'université de Columbia (États-Unis) ont suivi 232 femmes du 2e trimestre de leur grossesse jusqu'à leur accouchement. 80 d'entre elles ont donné naissance à un enfant prématuré, soit avant la 37e semaine de grossesse.

Les chercheurs ont ensuite réalisé des analyses et ont identifié 700 petites molécules différentes (aussi appelées "métabolites") dans le métabolome vaginal, autrement dit l'ensemble des métabolites, des femmes suivies. "Plusieurs de ces métabolites sont des produits chimiques qui ne sont pas produits par les humains ou les microbes - ce que nous appelons des xénobiotiques. Il s'agit notamment de la diéthanolamine, de l'éthyl-bêta-glucoside, du tartrate et de l'acide éthylènediamine-tétraacétique", explique le Tal Korem, co-auteur de l'étude, (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite