Nantes: pourquoi c'est très tendu entre les supporters de la Brigade Loire et la direction du club

Nantes: pourquoi c'est très tendu entre les supporters de la Brigade Loire et la direction du club

A Nantes, la situation n’est pas seulement tendue sur le terrain. Avec un seul point pris lors des trois premières journées de Ligue 1, le FCN vit un début de saison pour le moins compliqué, même si le nul obtenu vendredi contre l’AS Monaco (3-3) a apporté des motifs de satisfaction. Côté coulisses, les rapports entre le club et ses supporters sont une nouvelle fois en train de se dégrader.

Comme évoqué mi-août, on ne se comprend pas entre la Brigade Loire et le nouveau Directeur sûreté et sécurité (DSS), David Amaré. Dans un communiqué, les membres du groupe s’indignaient alors de la nomination "d’un fonctionnaire de police appartenant aux renseignements" depuis onze ans et de ses méthodes. Le nouveau DSS avait interdit la présence du matériel d’animation de la tribune Loire à partir du match contre Monaco à domicile et pour les déplacements.

Quelles conséquences contre l'OM ?

À 90 minutes du coup d’envoi vendredi dernier, 300 supporters de la Brigade Loire s’étaient introduits de force dans le stade et la tribune avec leur matériel sous les yeux du nouveau DSS et de quelques stadiers débordés. Une confrontation sous les quolibets mais qui s’était déroulée sans heurts.

La tension prend un autre degré ce mercredi avec la publication par France Bleu Loire Océan d’un courriel transmis au groupe de supporters indiquant : "Nous nous trouvons contraint (sic) de prendre des mesures immédiates à l'encontre de votre groupe. Ainsi, par mesure de sécurité, j'ai demandé à faire retirer le matériel suivant en bas de la tribune Loire : les poteaux et enceintes, la nacelle servant à votre "capo", la structure métallique servant à accrocher la bâche au nom de votre groupe".

À deux jours de la confrontation contre Marseille le choix d’entrer en lutte contre l’un des groupes les plus reconnus en France n’est pas forcément bien compris en interne. "C’est trop vite, trop tôt, trop fort", indique un salarié. Un collègue confirme : "Pas avant Marseille et de toutes façons quand un club part en guerre contre ses supporters il perd toujours". Alors que le coach Pierre Aristouy joue peut-être son avenir et qu’il a signalé en conférence de presse que le soutien de tout le stade était très important comme lors du match contre Monaco, pas certain que la Beaujoire résonne grâce aux poumons des supporters de la Tribune Loire.

Après ce nouvel épisode, la Brigade Loire a annoncé qu’elle communiquerait aux alentours de 18h.

Article original publié sur RMC Sport