"Napoléon" d'Abel Gance : au cœur de la restauration titanesque d'un film culte

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Dire que Georges Mourier est une encyclopédie du cinéma serait lui faire injure. Le chercheur, également réalisateur, en a le savoir mais il faut, pour se rendre compte du personnage, parler de la passion qui jaillit de chacun de ses mots, de cette verve à la Audiard, de cet appétit pour l'existence et le septième art que n'auraient pas renié les personnages d'un film de Bertrand Blier. "Je trouve que ça fait Fort Boyard, un peu", lâche-t-il en montrant le décor de pierre autour de lui. Nous sommes dans "l'énorme gruyère" des galeries labyrinthiques d'un autre fort, celui de Saint-Cyr, à deux pas de Saint-Quentin-en-Yvelines, en région parisienne. 

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Napoléon, un film-monstre...

C'est là, sous un plafond voûté et une soufflerie aussi assourdissante qu'indispensable pour préserver la température et le taux d'humidité idoine, que s'empilent, sur des étagères métalliques, des milliers de boîtes contenant des kilomètres de pellicule. "Le métro de la mort, Je t'aime je t'aime, La Sierra... j'ai vu My Fair Lady aussi tout à l'heure... On a beau avoir l'impression d'être dans un tombeau, on n'a pas du tout l'impression de travailler sur des reliques quand on se souvient combien d'émotions ces films ont suscité à travers le monde, et pour combien de personnes."

Lunettes rectangulaires sur le nez, sourire gourmand que même un masque n'arrive pas à cacher sur les lèvres, Georges Mourier trottine dans les couloirs au milie...


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