"On ne peut pas avoir des épreuves si tôt dans l’année": Macron veut des "ajustements" sur le calendrier du Bac

Des épreuves de spécialité du baccalauréat dès le mois de mars? Emmanuel Macron n'en veut plus. Dans un entretien accordé à nos confrères du Point publié ce mercredi, le président de la République estime qu'"on ne peut pas avoir des épreuves si tôt dans l’année".

"Le Ministre dans les prochains jours annoncera les ajustements que nous déciderons à ce sujet. Sur tout cela, nous devons sortir des hypocrisies françaises", assure le président de la République.

Des annonces dans les prochains jours

Des aménagements sur le calendrier du baccalauréat nouvelle formule sont attendus depuis plusieurs semaines, après de nombreuses critiques de la part des syndicats et des parents d'élèves.

La programmation des épreuves de spécialité "fin mars contribue à une démobilisation des élèves", avait reconnu l'ancien ministre de l'Éducation nationale Pap Ndiaye, remplacé depuis par Gabriel Attal.

Car avec la réforme du bac initiée par Jean-Michel Blanquer, les épreuves écrites en juin n'ont plus le même poids dans la notation. Surtout que le contrôle continu compte pour 40% de la note finale.

"J'ai entré les notes que j'ai déjà eues et même si j'ai 0 au grand oral et en philosophie, je garde 13,6 de moyenne au bac, avec mention assez bien", se réjouissait ainsi en juin un lycéen parisien auprès de BFMTV.com

Dans les colonnes du Point, Emmanuel Macron annonce en outre vouloir une refondation des programmes scolaires d'histoire et d'instruction civique, tout en renforçant "la formation des enseignants" dans ces deux matières.

"L'histoire doit être enseignée chronologiquement et l'instruction civique, devenir une matière essentielle. Chaque semaine, un grand texte fondamental sur nos valeurs sera lu dans chaque classe puis débattu", a précisé le chef de l'État.

Article original publié sur BFMTV.com